Pourquoi j'organise une semaine de jeûne : mes raisons personnelles
Il y a une chose qui revient, à chaque fois que je reviens d'un jeûne : cette légèreté évidente.
Pas seulement celle du corps — celle de tout le reste aussi.
Je remarque à quel point mon rapport à moi-même change quand je m'arrête de manger une semaine. C'est ce vécu-là, précis, que j'ai envie de vous raconter aujourd'hui, avant de vous parler du séjour que j'organise du 17 au 23 octobre, en Ariège.

Ce que le jeûne a réglé, dans mon ventre
Le ventre, c'est mon terrain. C'est là que je reçois mes patientes au cabinet, c'est là que je regarde en premier quand quelque chose ne va pas — chez elles comme chez moi. Et longtemps, le mien m'a donné du fil à retordre : des inflammations chroniques, installées, qui revenaient quoi que je fasse. J'ai essayé beaucoup de choses avant.
Beaucoup de jeûneurs ont également vécu ça. Je sais que pour moi, le jeûne a fini par faire ce que rien d'autre n'avait réussi à faire : laisser mon intestin se reposer assez longtemps pour qu'il se répare vraiment. Il y a quelque chose de très simple là-dedans, presque évident une fois qu'on l'a vécu — un système digestif, ça aussi, ça a besoin d'une pause de temps en temps.
Retrouver l'alimentation qui me convient
Le jeûne m'a aussi appris à écouter ce dont j'ai vraiment besoin, une fois qu'on retire tout le reste. Après une semaine sans manger, on ne revient pas à ses habitudes comme avant — ou alors on choisit de le faire, en connaissance de cause.
Moi, j'ai choisi autrement. Je me suis éloignée du sucre en excès, de l'alcool en excès — pas par discipline, pas par interdiction, mais parce que mon corps, après un jeûne, me le dit clairement : ça ne lui convient plus. Ce n'est pas une punition que je m'impose. C'est plutôt que j'ai fini par trouver l'alimentation qui me va, à moi, et ce n'est pas forcément celle qu'on lit dans les magazines, ni celle que suit ma voisine.
Je ressens bien mieux quels aliments m'apportent de l'énergie, ceux qui au contraire me plombent.
Un rapport plus conscient à la nourriture
Manger, depuis, c'est autre chose. Je fais moins par automatisme, moins par habitude, moins pour combler un vide qui n'a rien à voir avec la faim. Je goûte, je sens, je me demande vraiment ce dont j'ai besoin — et parfois la réponse est non, pas maintenant.
C'est peut-être ce que le jeûne enseigne le mieux : la différence entre la faim et l'envie, entre le besoin réel et l'habitude qu'on ne questionne jamais. On croit connaître son corps. On découvre, en s'arrêtant de manger, qu'on ne l'écoutait qu'à moitié.
Et le mieux c'est que c'est sans effort, je ne mentalise plus ce que je devrais manger ou non. C'est devenu très naturel. Je mange ce que mon corps me demande, dans les quantités qu'il me demande, je m'arrête quand je n'ai plus faim, tout ça sans notion de contrôle. c'est hyper libérateur.
Et le bonus : j'ai retrouvé mon poids de forme sans aucun effort, après avoir pris du poids au fil des années.
Plus en forme à 40 ans que je ne l'ai jamais été
C'est peut-être le point qui me surprend le plus moi-même : je suis plus en forme à 40 ans que je ne l'ai jamais été.
Plus d'énergie — une vraie énergie, pas un coup de fouet artificiel qui retombe deux heures après.
Ce n'est pas ce qu'on m'avait annoncé sur l'âge, sur ce qu'on est censées perdre en avançant.
La qualité de mon sommeil aussi n'a cessé de s'améliorer ces dernières années. Alors que j'entends souvent que ça va dans le sens inverse.
Le jeûne y est pour beaucoup, je crois : cette capacité que le corps retrouve à se régénérer, une fois qu'on lui laisse vraiment la place de le faire, sans le solliciter en continu.
Ce que je reçois des autres, pendant un jeûne
Il y a quelque chose que je n'avais pas anticipé la première fois : ce qu'on reçoit des autres, pendant ces semaines. On jeûne ensemble, on partage le même silence, parfois la même fatigue en fin de journée, et les récits de vie se racontent autrement — sans filtre, sans avoir besoin de bien paraître.
Je me suis nourrie de ça aussi. Des rencontres, des histoires que les gens racontent quand ils n'ont plus besoin de jouer un rôle. C'est une des raisons pour lesquelles je continue à organiser ces séjours : ce qui se passe entre les personnes qui jeûnent ensemble, je ne l'ai retrouvé nulle part ailleurs de la même façon.
La confiance retrouvée dans les ressources de mon corps
Le jeûne m'a donné quelque chose que je n'attendais pas au départ : la confiance. Je n'ai plus peur de manquer.
Je sais, maintenant, que mon corps a des ressources formidables — qu'il sait quoi faire, même quand on lui retire ce qu'on pensait indispensable.
C'est une force qui reste, longtemps après le jeûne lui-même. Elle change la façon dont j'aborde le reste : mon travail, mes choix, les périodes plus incertaines. Savoir que le corps a cette intelligence-là, ça rassure sur tout le reste.
Pourquoi j'organise ce séjour avec vous
Tout ce que la pratique du jeûne m'a apporté est trop précieux pour ne pas le proposer à d'autres.
J'ai envie de transmettre ce que j'ai appris grâce au jeûne, y apporter un regard sensible, pour que d'autres puissent vivre cette expérience transformatrice.
C'est pour ça que j'organise une semaine de jeûne, du 17 au 23 octobre, en Ariège — pour vivre à plusieurs ce que j'ai vécu seule au départ, et parce que je crois que c'est encore plus fort à plusieurs.
Si ça vous parle, si une part de vous a envie d'essayer, écrivez-moi : perrineleclert.naturopathe@gmail.com. On en parle, sans engagement.
Merci d'avoir lu jusqu'ici. Merci, surtout, à celles qui viendront. 🤍




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