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Douleurs lombaires et sacro-iliaques : symbolique psyco-émotionnelle du mal de dos

Approche psycho-émotionnelle inspirée notamment des travaux de Michel Odoul et Jacques Martel.


Les douleurs du bas du dos figurent parmi les motifs de consultation les plus fréquents en soin manuel.

Elles peuvent avoir de nombreuses causes : mécaniques, inflammatoires, posturales, traumatiques, hormonales…

Plus je pratique, plus je me rends compte que le corps exprime aussi une dimension émotionnelle.


Depuis des siècles, de nombreuses traditions considèrent que le corps ne dissocie jamais le physique de l’émotionnel. Michel Odoul, Jacques Martel ou encore la médecine traditionnelle chinoise proposent une lecture symbolique du corps, pour ouvrir une nouvelle porte de compréhension.


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Les lombaires : notre sentiment de sécurité


Dans cette approche, les lombaires représentent notre base.

Elles sont associées à notre capacité à nous sentir soutenus dans la vie.


Lorsque cette zone devient douloureuse, il peut être intéressant de s’interroger :

● Ai-je l’impression de porter beaucoup de responsabilités ?

● Est-ce que je manque de soutien ?

● Est-ce que je me sens seul(e) face à ce que je traverse ?

● Ai-je peur de manquer (argent, travail, sécurité, stabilité) ?

Michel Odoul évoque fréquemment le lien entre les lombaires et les préoccupations matérielles, les inquiétudes concernant l’avenir ou le poids des responsabilités.

Comme si le corps disait :

Je porte trop.



Le sacrum : nos racines et notre stabilité



Le sacrum est un os fascinant.

Son nom vient du latin os sacrum, « l’os sacré ».


Situé à la base de la colonne vertébrale, il constitue un véritable point d’ancrage entre le tronc et le bassin.


Dans une lecture symbolique, il est relié :

● à notre sécurité intérieure ;

● à nos racines ;

● à notre famille ;

● à notre sentiment d’appartenance ;

● à notre énergie vitale.


Une douleur sacro-iliaque peut parfois inviter à explorer :

● Ai-je du mal à trouver ma place ?

● Est-ce que je traverse une période d’instabilité ?

● Est-ce que je résiste à un changement important ?

● Suis-je suffisamment soutenu(e) ?




Les articulations sacro-iliaques : avancer sans se déséquilibrer





Les articulations sacro-iliaques assurent la transmission des forces entre les jambes et le reste du corps.

Elles permettent littéralement d’avancer.


Dans la symbolique, elles peuvent refléter notre difficulté à passer d’une étape de vie à une autre.


Certaines personnes voient apparaître des douleurs lors :

● d’un changement professionnel ;

● d’une séparation ;

● d’un déménagement ;

● d’une grossesse ;

● d’un deuil ;

● d’un conflit familial.


Comme si une partie d’elles hésitait entre rester où elle est… ou avancer.

Je porte tout

C’est probablement la phrase qui revient le plus souvent chez les personnes souffrant du bas du dos.

Elles prennent soin des autres.

Gèrent tout. Anticipent tout. Ne demandent presque jamais d’aide.

Le corps finit alors par exprimer ce que les mots n’ont jamais osé dire.


Souvent, la douleur nous invite à déposer une partie de ce poids.




Le lien avec le système nerveux et les fascias


Aujourd’hui, nous savons que le stress chronique influence le tonus musculaire, la respiration et la sensibilité à la douleur.

Les fascias, ces tissus qui enveloppent l’ensemble du corps, sont très riches en récepteurs sensoriels et réagissent eux aussi aux tensions physiques et émotionnelles.


Lorsqu’une personne vit en état d’hypervigilance, tout son corps peut progressivement se contracter.

Le bassin perd en mobilité, les muscles lombaires restent en tension et les douleurs s’installent.


Le corps ne fait pas la différence entre une charge physique et une charge émotionnelle : dans les deux cas, il mobilise des mécanismes de protection.



Les questions à se poser :


Sans chercher une réponse immédiate, prenez un instant pour écouter votre corps :

● Qu’est-ce que je porte actuellement ?

● Qu’ai-je du mal à déléguer ?

● Où ai-je peur de manquer ?

● Qu’est-ce qui me ferait me sentir davantage soutenu(e) ?

● Si mon bas du dos pouvait parler, que me dirait-il ?




Une approche globale du soin


Dans ma pratique, je considère que le corps mérite toujours une approche globale.

Le soulagement passe souvent par plusieurs dimensions complémentaires :

● restaurer le mouvement ;

● relâcher les fascias ;

● apaiser le système nerveux ;

● améliorer la respiration ;

● soutenir la digestion ;

● accueillir les émotions qui demandent à circuler.


Car bien souvent, lorsque le corps retrouve un sentiment de sécurité, il retrouve aussi sa capacité naturelle à se relâcher.



Et si votre dos n’était pas votre ennemi ?


Plutôt que de lutter contre la douleur, peut-être pouvons-nous apprendre à l’écouter.

Non pour lui donner systématiquement une signification.

Mais pour nous demander avec curiosité :

« Qu’est-ce que mon corps cherche peut-être à protéger aujourd’hui ? »

Parfois, cette simple question ouvre déjà le chemin vers davantage de conscience, de douceur… et de liberté.







 
 
 

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