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Système nerveux en mode Survie : quand le corps n'arrive plus à se détendre


Il arrive souvent que je masse des personnes au cabinet dont tout le système est en "mode survie".

Ce système se met en place quand on ne se sent plus en sécurité. Ces personnes le ressentent et l'expriment "je n'arrive pas à lâcher prise", "je ne sais pas me détendre", etc.

Même la nuit, même en vacances, elles se sentent constamment en tension, en alerte. C'est souvent des personnes qui ont beaucoup de résistance à méditer, ou pratiquer un yoga doux par exemple.

Le corps et le mental ne veulent plus lâcher, résiste à se relaxer, et le fait de ralentir demande un effort immense.

Le corps ne veut plus se détendre, il est bloqué en "mode survie".


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Quand le système nerveux reste bloqué sur « alerte »


Notre système nerveux est conçu pour nous protéger.

Face à un danger, réel ou perçu, il active le système sympathique, celui qui nous permet de réagir, d’être vigilants, de mobiliser notre énergie musculaire et cérébrale.

C’est une merveilleuse capacité d’adaptation.


Le problème, c’est qu’aujourd’hui, beaucoup d’entre nous vivent dans un état de stress chronique : charge mentale importante; rythme accéléré; émotions non exprimées; pression professionnelle; surconnexion; manque de repos véritable; traumatismes ou événements de vie difficiles.

Petit à petit, le corps finit par considérer cet état d’hypervigilance comme normal.

Il reste sur ses gardes en permanence.




Les signes d’un corps qui n’arrive plus à se détendre


Vous vous reconnaissez peut-être dans certains de ces symptômes :

● vous êtes fatigué(e), mais incapable de ralentir, de vous poser ;

● vous avez besoin d’être constamment occupé(e) ;

● vous serrez les mâchoires sans vous en rendre compte ;

● votre ventre est tendu ou ballonné ;

● vos épaules sont constamment contractées ;

● vous avez des difficultés à respirer profondément ;

● vous dormez, mais sans avoir la sensation de récupérer ;

● vous vous sentez facilement anxieux(se) ou irritable ;

● vous avez du mal à « décrocher » mentalement ;

● vous avez l’impression de toujours devoir gérer quelque chose.

Le corps parle souvent avant que l'on se rende compte du déséquilibre.




Les fascias : ces tissus qui enregistrent aussi notre stress


Longtemps oubliés, les fascias sont aujourd’hui au cœur d’une véritable révolution dans la compréhension du corps.

Ils enveloppent les muscles, les organes, les nerfs et relient l’ensemble du corps entre eux.

Extrêmement riches en récepteurs sensoriels, ils sont intimement liés au système nerveux.


Lorsque nous vivons du stress, des émotions intenses ou des périodes d’épuisement, les fascias peuvent progressivement perdre leur souplesse.

Le corps se contracte.

Il se protège.

Et parfois, cette protection finit par devenir une habitude.

C’est pourquoi certaines tensions semblent ne jamais disparaître malgré les étirements ou le repos.




Le ventre : un centre majeur du stress


Le ventre est souvent l’une des premières zones touchées.

Notre diaphragme, nos organes digestifs et notre système nerveux y sont étroitement reliés.

Quand nous vivons dans l’urgence ou la vigilance permanente, nous pouvons observer :

● des ballonnements ;

● une digestion ralentie ;

● un ventre dur ou sensible ;

● une respiration haute et superficielle ;

● une difficulté à ressentir et à relâcher.


Le corps se met littéralement en mode économie d’énergie.

Il privilégie la survie au détriment de la réparation.




Pourquoi il est parfois impossible de « lâcher prise »


Parce que le lâcher-prise n’est pas une décision mentale.

On ne se détend pas sur commande.

Le corps ne relâche pas parce qu’on lui dit de se détendre.

Il relâche lorsqu’il se sent suffisamment en sécurité pour le faire. Et cela change tout.

Car la question n’est plus :

« Pourquoi je n’arrive pas à me détendre ? »

Mais plutôt :

« De quoi mon corps a-t-il besoin pour se sentir en sécurité ? »




Comment aider le système nerveux à sortir du mode survie ?


Le corps aime la douceur, la régularité et la lenteur.


🌿 Respirer

Une respiration ample et consciente envoie au système nerveux un message fondamental :

« Je suis en sécurité. »


🌿 Bouger autrement

Marche, yoga, Pilates, mobilité douce…

Le mouvement fluide aide les tissus et les fascias à retrouver leur souplesse.


🌿 Recevoir du toucher

Le toucher bienveillant est l’un des langages les plus puissants du système nerveux.

Lorsqu’il est lent, profond et sécurisant, il permet souvent au corps de sortir progressivement de son état de protection.


🌿 Dormir et ralentir

Le repos n’est pas un luxe.

C’est un besoin physiologique.

Un système nerveux épuisé ne peut pas continuer à fonctionner correctement sans récupération.


🌿 Revenir au ressenti

Nous passons beaucoup de temps dans nos pensées.

Mais le corps, lui, vit dans le présent.

Revenir au souffle, aux sensations, au contact avec la nature ou à la conscience corporelle permet souvent de retrouver un sentiment d’ancrage.




Dans mes soins, je vois souvent la même chose

Des femmes qui pensent devoir « faire plus » ou culpabilise de faire moins, de se faire passer en priorité.

Alors qu’en réalité, leur corps leur demande :

Plus de présence.

Plus de douceur.

Plus de lenteur.

Plus d’écoute.

À travers le massage, le travail du ventre et désormais l’approche fasciale, je vois régulièrement des corps qui soupirent, des respirations qui s’approfondissent, des tissus qui se relâchent et des émotions qui recommencent à circuler.

Comme si le corps retrouvait enfin la permission de déposer ce qu’il portait depuis trop longtemps.



Je vous reçois au cabinet, un espace sécurisant pour déposer l'armure et l'état d'alerte, et connecter à nouveau avec un état d'apaisement, pour permettre à la vie de circuler à nouveau.





 
 
 

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