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Jeûne, prie, aime : Journal de bord d'une jeûneuse - Partie 1

Je me lance dans un jeûne d’une semaine, dans le Dauphiné, avec le réseau Jeûne et Bien-être. 

Voici le récit de mon expérience : 


Dans ma chambre au Chateau Coraline, à Oytier St Oblas
Dans ma chambre au Chateau Coraline, à Oytier St Oblas

Jour 1


Avant de s'engager dans un jeûne d'1 semaine, il est fort recommandé de respecter la préparation au jeûne, que j'ai démarré 6 jours avant. J'ai du supprimé certaines catégories d'aliment, dans un certain ordre, jour après jour. (cf mon article de blog précédent)


Cette semaine de préparation est passée à une vitesse folle, pas le temps d’être frustrée, entre asperges et pommes de terre vapeur, avocat et salade de fenouil, noix fraiches, figues séchées, Ube latte au lait de coco, noix de coco à croquer, succédanés de café aux champignons adaptogènes. 


J’ai adapté mon alimentation, pour rester dans le végétal, tout en apportant des protéines légères : du sarrasin, du millet, des lupins, des shitakés, du tofu à l’ail des ours. Je me suis régalée.  

Une semaine avant le jeûne, je commence 

. une cure de probiotiques pour garder un bon microbiote et optimiser la reprise, 

. Une cure de plasma marin de Quinton, pour l’énergie, les minéraux et oligo-éléments, l’hydratation. Que je continuerai pendant le jeûne,

. Une cure de Desmodium, Chardon-Marie, Artichaut pour soutenir mon foie.  


C’est le jour du voyage avec mon amie Julie, qui est de la partie, on grignote encore de la noix de coco, des bananes, une petite compote qui aura des airs de dessert de fête et nous met en joie, il nous en faut peu. Notre dernier aliment ingéré avant une semaine. 


Jusqu’ici tout va bien, je suis en forme, je n’ai pas faim. J'ai un peu d’acidité dans l’estomac ce matin, inhabituelle chez moi, surement un signe de la détox qui commence. 

On boit de l’eau, on boit du roiboos à la vanille et on est déjà nostalgique du café et des chocolatines. 


Notre conclusion est la même : on a déjà gagné de l’énergie, et on s’est défaites du sucre industriel super facilement. Cette phase de préparation est géniale, et peut se suffire à elle-même pour se faire du bien, et se délester de mauvaises habitudes


Adieu plaisirs culinaires, bonjour ralentissement, nature, repos et introspection. 


Le soir, avec les 15 autres participantes, nous sommes accueillies avec un petit potage carotte-poireau, qui est d’un réconfort suprême. On nous partage le planning de la semaine chargé de yoga, de randonnées, d’espace bien-être, et de conférences, et on nous explique tous les bénéfices du jeûne. Une vraie mise en bouche. 




Jour 2


Ça y est, je rentre vraiment dans le vif du sujet. 

Je me lève en pleine forme, après une nuit de 9h, d’un sommeil « hautement réparateur » comme le qualifie ma montre connectée. J’ai atteint 100% de body batterie, du jamais vu depuis qu’elle me suit. 


Je mets tout de suite en place mon rituel : je me brosse la peau à sec, avec ma brosse énergisante Sense, composée de fibres de cuivre, oui ça décape mais ça fait du bien, je vois toutes mes petites peaux mortes s’envoler, c’est impressionnant.  


Puis plaisir ultime : je me masse le corps avec mon huile faite maison qui sent divinement bon. Je me suis préparée un mélange pour bien nourrir ma peau, qui risque de s’assécher pendant le jeûne, et de perdre de l’élasticité avec la perte de poids. Je mélange de l’huile d’amande douce, de l’huile de ricin, de l’huile de jojoba, de l’huile essentielle d’immortelle et de l’huile essentielle de Patchouli. Et j’y ajoute dans ma main de l’aloe vera. J’adore, ma peau aussi. 


Ensuite je file au check-up naturo, je me fais prendre la tension, je me fais peser, tout va bien. Je vais prendre un jus tonique : du gingembre, du citron, du curcuma, pressés à l’extracteur, que je mélange avec de l’eau: ça réveille ! Et je prends mon ampoule d’eau de Quinton, diluée dans un verre d’eau, je le bois comme du petit lait, le gout salé c'est royal. 


C’est l’heure du cours de yoga, dans lequel on traversera différents rythmes, autour du chakra racine, muladhara, centre d’ancrage, de sécurité, relié à l’énergie de la terre. 


Puis c’est l’heure de partir en rando, il fait frais mais il fait soleil, on discute, on marche à un bon rythme, pendant 8km. Parfait pour enclencher le mécanisme du jeune, s’oxygéner, et solliciter les muscles. C’est vivifiant. 


On rentre au Chateau, pour une après midi de repos, de sauna, de lecture. 


Le soir, c’est petit potage courgette-fenouil, qui m’apporte un réconfort immédiat et disproportionné. 

Un voyage à travers le tube digestif est proposé pour la soirée. Conférence pleine d’informations passionnantes et pointues, avec un partage riche entre participants, sur les dernières études faites sur le sujet. 


21h30 extinction des feux, quel bonheur de se coucher tôt. 




Jour 3


La nuit est plus difficile, je me réveille, j’ai soif, j’ai envie d’aller aux toilettes, j’ai le coeur qui bat très fort, qui résonne partout dans mon corps. Ça peut être très impressionnant la première fois.

Changement d’heure. Le matin je sens que ma nuit a été trop courte. Je me sens fébrile, toute fragile, comme une petite mamie, je me déplace avec beaucoup de lenteur et de précaution. Ralentissement forcé. 

Je descends, j’avale mon jus tonique, passage à la bobologie, tension un peu faible.

La naturopathe n’est pas sure que ce soit une bonne idée que j’aille marcher, je me sens faible, le corps a besoin de repos. 

Je fais le yoga, tout doucement, porté par le grâce de Sandrine, qui fait éclore notre chakra sacré, svadhistana : le féminin, la créativité, l’intuition, l’eau. 


J’écoute mon corps au détriment de mon mental, je décide de ne pas aller marcher avec le groupe, soutenue par la naturopathe. Je lâche prise, je lâche ma tendance à la performance, au contrôle, à être la bonne élève


Je remonte au lit, je lis. Organique de Giulia Enders, merveilleux voyage à travers les organes. C’est beau, intelligent, moderne, ça sort des sentiers battus. Cette autrice est formidable. Elle m’inspire. 


Et je lis la newsletter de Jessica Troisfontaine, qui s’interroge sur le rapport au corps, qui résonne fort chez moi, voici un extrait, sublime : 


« Notre relation avec notre corps ressemble souvent à celle d’un vieux couple : on ne voit plus que ses défaillances, son incapacité à correspondre à nos idéaux, ses résistances à nos petites tyrannies.

Installées sur le trône de nos remontrances, on occulte l’immensité de ce que l’on tient pour acquis.

Il suffit pourtant de redescendre, de déplacer le regard, pour s’émerveiller de toutes les manières dont notre corps exhausse la vie.

Je pense à ce nez, qui renifle un parfum entêtant, flaire les bons plans, hume l’odeur de la boulangerie.

À ces yeux, qui saisissent la beauté du monde et expriment ce qu’on n’arrive pas à dire.

À ces épaules, qui portent nos combats et recueillent les larmes.

À ces bras, qui soulèvent, serrent fort et font refuge.

À ces jambes, qui nous tiennent debout, et nous mènent vers ce qui compte.

À ces mains, qui écrivent, cuisinent, caressent, cherchent dans le noir, réparent.

À cette bouche, qui sourit, murmure, dit oui, déguste et embrasse.

À ces seins, qui se gonflent d’amour et pointent la direction du désir.

À ces pieds, qui tapent la mesure, gigotent d’impatience, nous élèvent sur leur pointe.

À ce corps tout entier qui va de l’avant, court, danse, tremble, esquive, trébuche et se redresse.

À ce corps qui ressent. »


Je suis inspirée, je flotte, je ralentis

Je descends recevoir un bain sonore, ça vibre, ça m’apaise, je suis toujours fébrile. 

Je pars quand même me faire enveloppée par la chaleur réconfortante du sauna, 2 x 10 minutes. 

Et je monte me reposer. Noter mes inspirations. Faire une bonne sieste. 


Le soir, rebelote: potage, conférence et dodo. 


Cette journée fut laborieuse, je sais que c’est mon passage en cétose, cette phase du jeûne ou le corps va s’auto-alimenter en transformant les graisses en corps cétoniques, souvent délicate.

J’ai une confiance absolue en mon corps, je sais qu’il gère et que ça va passer. 


Je pars dans un sommeil profond et réparateur. Je sens que la qualité de mon sommeil n’a rien à voir. Le fait de ne plus consommer d’excitants dans la journée change tout : café, thé vert, chocolat, sucre, qui ont tendance à rythmer mon quotidien. 




Jour 4 


Ce matin je me réveille en pleine forme. Magie du jeûne et du corps

Je suis d’une humeur rayonnante. 

Ça tombe bien, on travaille sur le chakra du plexus solaire, manipura chakra, pendant notre yoga matinal. C’est doux, c’est soutenant. 


À la pesée du matin, déjà 3 kg de moins sur la balance. Mon intention n’est pas de perdre du poids avec ce jeûne, mais j’avoue ressentir un malin plaisir à m’alléger. 


J’ai tellement de gratitude envers mon corps, je m’extasie à chaque jeûne, d’observer la puissance de mes propres ressources, d’observer mon corps gérer ce temps sans nourriture, en me fournissant une énergie nouvelle. 

J’ai tendance à minimiser mes capacités physiques, comme beaucoup de monde, alors qu’une force de vie impressionnante sommeille en moi et en nous tous. 

Je me sens pleine de confiance, et privilégiée d’avoir ce corps, d’une ingénierie fabuleuse. 


Je m’incline avec un immense respect devant la magie du vivant, de mes organes, de mes cellules. Devant cette intelligence infinie. Et pendant cette période de reconnection profonde à mon corps, plus que jamais j’ai envie de me mettre à son service, de le chouchouter, d’en faire un temple magnifique. Dans lequel mon âme puisse y être comfortable.

Je commence à projeter mon retour de jeûne et me promets de faire au mieux pour l’écouter autant que possible, l’aimer, le respecter


J’ai envie de cuisiner des bonnes choses, pleine de bons nutriments, d’antioxydants, de super-aliments, qui vont construire et préserver ma vitalité. Et limiter davantage ce qui me sera délétère. 


J’ai une alimentation saine et équilibrée, mais j’ai envie de booster davantage mes assiettes, de prendre davantage le temps de préparer de belles choses, de mettre davantage de conscience, d’amour et de créativité dans tout ce qui me nourrit


Je questionne forcément mon rapport à la nourriture cette semaine, qui est devenu simple et fluide ces dernières années. Ça n’a pas toujours été le cas. J’ai pu sortir de cette alimentation émotionnelle, et trop cérébrale. Aujourd’hui j’écoute ma faim, mes envies, mes besoins, mes plaisirs. 

Je ne me contrains plus, ne me frustre pas, et je ne me suis jamais sentie aussi bien dans mon poids. 


Le jeûne est génial pour ça , poser une intention forte:

Aimer mon corps du mieux possible, chaque jour. 







 
 
 

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