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Guérir du besoin de tout comprendre

J'ai l'impression qu'aujourd'hui, la tendance est à la sur-analyse. Nous cherchons une explication rationnelle pour tout, nous avons ce réflexe de mentaliser tout ce que nous vivons. On veut des raisons, pour saisir en face des solutions.

Le fait de comprendre nous rassure. Pourtant, dans nos processus de guérison, chercher à comprendre à tout prix peut devenir un frein.



Rester à l'écoute face au mystère du vivant
Rester à l'écoute face au mystère du vivant

Quand comprendre empêche de ressentir


Chez nombreux d'entre nous, aujourd'hui, le mental domine et veut tout savoir.

Il cherche constamment une logique à ce que l'on vit, une explication, il a besoin de rationaliser.


Mais le corps, lui, fonctionne différemment.

Il s’exprime sous forme de sensations, de décharges, de rythmes, de tensions, d'élans.


À force de vouloir comprendre ce qui nous arrive,

nous nous déconnectons de nos ressentis et nous passons parfois à côté de ce qui se vit réellement.


Le corps a besoin que nous l'écoutions, que nous nous laissions ressentir.



Le corps ne demande pas qu’on le corrige


Dans l’imaginaire collectif, guérir signifie souvent faire disparaitre un symptôme.


Pourtant le corps est le système le plus intelligent qui soit, il est vivant, c'est-à-dire qu'il a la capacité de s'auto-réparer, de s'adapter, de se réguler.


Les douleurs, les inconforts et les symptômes sont souvent des signaux, des tentatives de régulation. Cela nous demande parfois de ralentir, pour être davantage à l'écoute.


Lorsque l'on cherche à comprendre trop vite, on peut malheureusement court-circuiter le processus d'accueil de ce qui demande simplement à être reconnu.



Le silence comme espace de guérison


Il y a une forme de guérison qui ne passe pas par le mental, ni par l'action.

Au contraire, elle va s'épanouir dans le silence.


Le silence permet au corps de se poser, de laisser de la place aux sensations, et ne de pas coller des projections sur un processus qui souvent nous échappe.


Cet espace permet l'auto régulation, tout naturellement.




Le non-faire : une pratique oubliée


Nous sommes entraînés à faire, à actionner, à intervenir, à optimiser, à améliorer.

En tant que naturopathe, je parle en connaissance de cause. C'est le coeur de mon métier, de chercher à comprendre ce qui se passe, pour proposer des solutions naturelles.


Le non-faire peut sembler contre-intuitif, voire même frustrant.

Et pourtant, c’est souvent là que le corps retrouve son intelligence propre.


Le non-faire, ce n'est pas abandonner, se résigner, mais c'est plutôt rester présent, en confiance avec notre corps et nos ressources internes.


C’est se laisser respirer, ressentir les flux d'énergie en nous, c'est aussi apprendre à rester avec ce qui est, même si c'est inconfortable.



Ressentir plutôt que comprendre


Ressentir, c’est court-circuiter le mental, pour revenir dans la sensation, sans chercher à l'interpréter.

C’est faire confiance à un langage plus brut et plus simple : sentir que c'est chaud ou froid, que ça pulse, que c'est ouvert ou à l'inverse rétracté, que c'est agréable ou inconfortable.


Le corps sait déjà, il a déjà les réponses. Nous avons à apprendre à lui faire confiance. Plutôt que d'entrer en conflit avec lui.

Il est toujours de notre côté. Il cherche toujours à nous protéger, à nous réparer.

Les réponses surviennent quand on cesse de chercher à comprendre absolument. Souvent, une fois que l'on a pris du recul.

Cela peut venir sous forme d'un nouvel état de bien-être, d'émotions, de larmes parfois, d'une nouvelle sérénité.



Lâcher prise mental et guérison profonde


Le lâcher prise n’est pas vraiment une décision.

Quand ce n'est pas le moment, c'est-à-dire quand on se trouve en "mode survie", ça serait un contresens de lâcher prise.

C'est davantage une conséquence le lâcher prise.


Il arrive quand le mental accepte de se mettre en retrait et cesse de tirer toutes les ficelles.


La guérison profonde ne se force pas.

Elle émerge quand les conditions sont réunies :

sécurité, lenteur, écoute, présence.




Faire confiance à l’intelligence du corps


Guérir, ce n’est pas toujours comprendre ce qui s’est passé.

C’est parfois accepter de ne pas savoir, et laisser le corps retrouver son propre équilibre à son rythme.


Quand on sort du besoin de tout expliquer, on entre dans une autre forme de sagesse.

Notre mental est tellement petit face à cette ingénieurie exceptionnelle qu'est l'entièreté de notre être. Nous avons conscience d'une si infime partie de ce qu'il se joue en nous.

Choisir de rester modeste, en présence, et dans l'écoute, face au mystère du vivant peut s'avérer être un réel cadeau.



Pour des soins en conscience, qui soutiennent le processus d'auto-régulation du corps, réservez une séance ici :



 
 
 

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